Vers la fin du XXe siècle, la qualité de l'air avait commencé à s'améliorer. Depuis quelques années, pourtant, les progrès réalisés dans ce domaine sont devenus minimes et les valeurs-limites fixées pour les poussières fines (PM10), le dioxyde d'azote (NO2) et l'ozone (O3) continuent régulièrement d'être dépassées.
La pollution de l'air due au trafic engendre des coûts de la santé de 2,065 milliards de francs par année (voir: Office fédéral du développement territorial). Le trafic routier est le principal responsable de ces coûts en augmentation. 56% sont à attribuer au transport de personnes et 38% au transport de marchandises.
Le fait est que la pollution atmosphérique imputable à la circulation routière est nuisible à notre santé. Au moins 40 % de la population suisse, soit près de 3 millions de gens, respirent régulièrement une quantité trop importante de poussières fines nuisibles à leur santé. Ces personnes vivent dans des régions à forte densité résidentielle ou le long de routes très fréquentées, là où les valeurs-limites sont souvent nettement dépassées. En Suisse, la pollution atmosphérique cause chaque année au moins 3300 décès prématurés, 45'000 affections bronchiques et 23'000 crises d'asthme chez les enfants.
Saviez-vous que les véhicules équipés d'un moteur diesel rejettent 8 à 10 fois plus de PM10 que les voitures à essence? Et ce n'est pas tout : les gaz d'échappement des véhicules diesel contiennent également 3 à 8 fois plus d'oxydes d'azote (NOx).
Si tous les véhicules lourds étaient équipés de filtres à particules, on éviterait 83'550 jours d'absentéisme au travail, 100 décès prématurés et 1375 cas de bronchites chez les enfants.